Au Québec, plusieurs groupes de défense des droits en santé mentale tirent la sonnette d’alarme face à la réforme annoncée de la loi P-38. Cette loi, qui permet d’intervenir sans le consentement d’une personne jugée dangereuse pour elle-même ou pour autrui, est considérée comme une mesure d’exception qui restreint certains droits fondamentaux.
Réunis récemment en Outaouais, une centaine de représentants d’organismes membres de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme un processus antidémocratique, craignant que la réforme ne fasse reculer la protection des droits plutôt que de répondre au manque criant de services en santé mentale.
Pour en parler, nous recevons à CHNC, Karyne Boudreau, directrice générale de Droits et Recours Santé Mentale Gaspésie–Les-Îles.